LE MOULIN : Rémy & Davodka en concert


Vendredi 2 novembre
Le Moulin Club

Rémy & Davodka

Pour la première fois à Marseille « C’est Rémy » révélation rap de l’année.

“C’est vrai, mon nom, il marque une différence. Et ça, j’aime bien. Quand je pense à mon nom dans le rap, je me dis que l’habit ne fait pas le moine. Les gens, ils vont voir Rémy, 93, Auber, cité, ils vont se dire que ça colle pas, que c’est un mytho et puis ils vont appuyer sur le bouton et là… Ils vont voir que ça ment pas (rires).” Un nom prénom, une jeunesse les poches vides, à Aubervilliers, cité La Frette. Un daron ouvrier à la chaîne et une maman gardienne d’immeuble. Rémy a vingt à peine. Il rappe la vie, celle qui respire encore, malgré la galère, le béton cannibale, l’horizon saturé. Il rappe le passé, aujourd’hui et demain, sa maman et la rue, les paradoxes et les espoirs. Il rappe moins pour briller que pour s’élever. Il n’est pas là pour valider les raccourcis trompeurs qui dessinent depuis trente ans un ghetto autant géographique, physique que mental. Il est là pour raconter l’existence d’un jeune de France qui sait, depuis longtemps déjà, que l’homme vit et meurt seul et que le destin ne fait pas de prisonnier, qu’il faut le saisir sans jamais lâcher. Son premier album, chez Def Jam, “C’est Rémy”, n’est pas un énième disque de rap hexagonal, viril et menaçant, ego trip et kalash sur la banquette arrière. Non. Ici, bien sûr, rien n’est figé, tout est possible, les couleurs se mêlent, on passe de la mélancolie à la colère, du soleil à la grisaille, de l’intérieur à l’extérieur. On vit et on avance, coûte que coûte. Sans jamais juger ni oublier. Rémy n’ignore pas que l’espoir est cette chose fragile, capricieuse et il écrit, seul, dans sa chambre, pour grandir, comprendre, avancer, oui. De sa fenêtre, il voit le monde. Celui qui existe et celui qu’il devine, au fond de ses entrailles.

Davodka a commencé le rap au début des années 2000, bercé par les influences du rap du 18ème arrondissement, où il a grandi. Il fait ses débuts avec le groupe Paris Pôle Nord, qui se fusionne au groupe naissant, Mentalités Sons Dangereux en 2017. Le groupe a sorti plusieurs Net Tapes et un album mûrement travaillé, Sampleurs et Sans Reproches, sorti le 21 décembre 2012. C’est à ce moment-là que Davodka s’est penché plus sérieusement sur ses projets solo. En Mars 2013, Davodka sort son premier album, Un Poing c’est Tout, composé de 12 Titres. 18 Avril 2014, Davodka sort l’Art Tisant, un EP 7 titres disponibles sur les plateformes de téléchargement légal puis en version physique. Bien que l’on trouve des thématiques comme l’alcool et les inégalités sociales, c’est un projet plus freestyle, ayant pour premier objectif d’apporter de la nouveauté aux auditeurs. Le 10 décembre 2015 sort l’album la Mise au Poing. Ce nouveau projet s’éloigne un peu des précédents de par la diversité des thèmes abordés et on observe une prise de maturité chez l’artiste. Le son phare de l’album, Le Couteau dans la Paix, sorti juste après les attentats du 13 novembre, fait prendre une nouvelle mesure plus engagée du rap de Davodka. Son quatrième album est sorti le 3 novembre 2017, intitulé « Accusé de réflexion »…un classique de plus.

Eight Mick vient d’un Village du Sud de la France. Textes plus ou moins réfléchis, Flow travaillé, choix de Productions de qualité et il s’en sert pour parler de tout : Potes, Egocentrisme, Amour, Fêtes Rires, Séparations, Pleures, Drogues et Réclusion.

HORAIRE >>> 20:30

TARIF >>> 20€ à 22€






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