FESTIVAL C’EST DANS MES CORDES

📆 Du 5 au 25 février    ⏰ Horaires variables     🌍 Aix en Provence
💶 20€ à 60€     📞 08 2013 2013

— C’est dans mes cordes —

Festival.

Ce festival est un temps fort de la programmation du Grand Théâtre de Provence.

Il permet de mettre en regard des artistes majeurs et des jeunes talents, ce qui a toujours fait partie de l’ADN des Théâtres. Pour cette occasion le Grand Théâtre de Provence accueillera dans ses locaux, mais aussi au conservatoire Darius Milhaud, six représentations avec des instruments à cordes en un temps court.

Mardi 5 février
Conservatoire Darius Milhaud

Milos

« Instrument discret, répertoire inconnu, musique d’initiés, etc. », autant de préjugés que le guitariste classique MilošKaradaglic´ bat en brèches, en se produisant avec autant d’aisance dans une petite chapelle isolée que face aux 3 000 spectateurs du Royal Albert Hall de Londres.

Diplômé de la Royal Academy of Music, le jeune prodige né au Monténégro mène depuis 2011 une carrière époustouflante. Accompagné avec bienveillance par son label Deutsche Grammophon, il glisse tel un skieur hors- piste du répertoire baroque aux musiques populaires sud- américaines, de l’émouvant folklore méditerranéen aux standards des Beatles, imposant à chaque fois l’élégance et la justesse de ses interprétations. Ce touche-à-tout de génie, pour lequel la musique n’a d’autres frontières que celles que l’on s’impose, a consacré son sixième album aux chansons des quatre garçons de Liverpool, enregistrées dans le même studio, avec les mêmes micros : une recréation toute personnelle qui enchante la presse internationale. Il livre ce soir, dans l’écrin de l’Auditorium du Conservatoire, un concert où l’Amérique latine se mêle à l’Espagne du XVIIIe siècle, où le répertoire méconnu de la six cordes romantique flirte avec le swing, la pop et le rock. Vous n’écouterez plus la guitare de la même manière.

Mercredi 6 février
Conservatoire Darius Milhaud

Edgar Moreau & David Kadouch

Edgar Moreau, deux Victoires de la musique, un second prix au Concours Tchaïkovski et trois disques publiés en quatre ans : voici un tableau d’honneur que bien peu de musiciens de vingt-cinq ans peuvent arborer.

Considéré dès la fin de ses études comme « le petit prince du violoncelle » (Culturebox), il est bien connu des mélomanes aixois qui l’applaudissent à chacun de ses concerts au Grand Théâtre, rendez-vous quasi-annuel qu’il honore entre deux scènes, new-yorkaise ou berlinoise. Edgar forme depuis trois ans un duo fécond avec le pianiste David Kadouch, également lauréat des Victoires de la musique, prodige du Conservatoire de Paris où il entre à seulement 14 ans avant de poursuivre sa formation auprès des meilleurs : Murray Perahia, Daniel Barenboïm et Maurizio Pollini. Ensemble, ils allient la vigueur et la clarté de leurs interprétations à la décontraction souveraine et à la spontanéité typique de ces éternels jeunes premiers.

Dans leur tout nouvel album, ils n’hésitent pas à sortir des standards élimés, en révélant les beautés méconnues de leur répertoire, à l’instar de la Grande sonate dramatique de la compositrice Rita Strohl, qui y traduit les impressions musicales dérivées d’une lecture du Bérénice de Racine. Les amateurs du répertoire romantique peuvent également se délecter de la célèbre Sonate pour violon et piano de César Franck, proposée ici dans un arrangement qui préserve le charme de sa remarquable architecture et met en valeur le timbre chaleureux du violoncelle.

Jeudi 7 février
Grand Théâtre de Provence

Les 20 ans du Café Zimmermann

Concert spécial pour les vingt ans de Café Zimmermann, ensemble portant le nom d’un célèbre café musical du XVIIIe siècle, fondé par la claveciniste Céline Frisch et le violoniste Pablo Valetti, qui ont attiré à eux la fine fleur des interprètes sur instruments d’époque.

En résidence au Grand Théâtre depuis 2011, ils se sont fait un nom dans le dédale de la musique baroque en sortant de l’oubli des partitions méconnues et travaillant chaque doigté et chaque inflexion avec la rigueur de l’archéologue et la précision de l’orfèvre. Leurs réinterprétations des chefs-d’œuvre adoptent toujours le ton juste.

La critique loue « l’ambiance de bœuf baroque, avec tempos ultrarapides, articulations nettes et couleurs tranchantes » (Le Monde) qui caractérise leurs concerts.

Autre reflet de leur boulimie artistique, l’imposante discographie des « Zimmermann » est riche d’une douzaine d’opus, dont une impressionnante intégrale de la musique pour orchestre de Bach, récompensée de cinq Diapasons d’or. Ce concert est d’ailleurs consacré au célèbre Cantor de Leipzig, dont l’orchestre au complet, avec suppléments de flûtes, hautbois, trompettes baroques et timbales, interprète un assortiment de Suites et de Concertos enchanteur. Une soirée idéale pour découvrir ou redécouvrir la musique de Bach !

Vendredi 8 février
Conservatoire darius Milhaud

Narek Hakhnazaryan

D’origine arménienne, Narek Hakhnazaryan est l’un des tout derniers violoncellistes à avoir bénéficié des conseils du maître MstislavRostropovitch, avant sa disparition il y a douze ans.

Violoncelle & piano. Né dans une famille de musiciens, Hakhnazaryan est remarqué très tôt pour l’intensité du son et sa vélocité impeccable. Après de brillantes études au Conservatoire de Moscou, il se perfectionne aux États-Unis avant d’obtenir le premier prix des Young Concerts Artist, l’un des meilleurs concours de musique du pays. Sacré au prestigieux Concours Tchaïkovski en 2011, il enchaîne les tournées à la salle Pleyel, au Carnegie Hall de New York, au Concertgebouw d’Amsterdam ou au Konzerthaus de Berlin. Invité pour la première fois au Grand Théâtre, en duo avec la pianiste ukrainienne Oxana Shevchenko, il présente un délicieux assortiment de pièces célèbres (Élégie de Fauré, Méditation de Thaïs de Massenet, Allegro appassionato de Saint-Saëns), enveloppé des Sonates de Debussy et de Chopin, deux œuvres pleines de verve et de grâce.

Samedi 9 février
Grand Théâtre de Provence

Place à Bach autour du violon enchanteur de Renaud Capuçon !

Un des interprètes préférés des Français ne manque jamais un rendez-vous en terre provençale. Renaud Capuçon est perfectionniste et engagé, ardent défenseur d’un répertoire allant du baroque aux œuvres contemporaines, il s’entoure des meilleurs artistes, multipliant les collaborations avec des chefs d’orchestre prestigieux, des chambristes renommés et des jeunes pousses prometteuses, révélant au public les talents de demain. Professeur à la prestigieuse Haute École de Musique de Lausanne, il vient tout juste de créer avec ses meilleurs étudiants un nouvel ensemble, nommé les Lausanne Soloists, réservant l’exclusivité d’un premier concert public au Grand Théâtre, avant d’entreprendre une tournée mondiale.

Au programme de ce moment historique, les trois concertos pour violon de Bach, composés à Köthenvers 1720, qui témoignent de l’influence de la virtuosité italienne de Corelli et de Vivaldi. Entièrement dédiée à la beauté des instruments à cordes, cette musique vitaminée et sensible, rythmée et mélodique, offre à chacun d’admirer la complicité régnant entre le maître et ses élèves.

Vendredi 15 février
Grand Théâtre de Provence

 

Magdalena Kozena & Orchestra of The Age Of Enlightenment

Invité pour la première fois au Grand Théâtre, l’Orchestre de l’âge des Lumières est considéré comme la principale formation britannique jouant le répertoire du XVIIIe siècle sur instruments d’époque.

Voix & orchestre. Dirigé depuis sa création par de prestigieux chefs tels Gustav Leonhardt ou Sir Simon Rattle, l’orchestre aborde le répertoire du siècle de Haydn en retrouvant sa vivacité chambriste originelle, la pétulance de ses contrastes qui plongent le spectateur dans l’atmosphère des salons musicaux et des scènes intimistes.

Surnommée parfois la « Cecilia Bartoli tchèque », eu égard à la finesse de son timbre et la sensibilité de son jeu scénique, la mezzo Magdalena Ko?ena interprète plusieurs airs de Gluck, compositeur allemand qui instilla dans les années 1750 le renouveau de l’opera seria vers un drame plus naturel et moins d’extravagante virtuosité. Son aspect le plus poignant se retrouve aussi dans la Danse des Furies de son Orfeo, intermède instrumental orageux et trépidant qui sonne encore baroque. En contrepoint à Gluck, figurent deux airs de Mozart qui, paradoxalement, demeurent fidèles à la tradition italienne que son aîné rejetait. En particulier Parto parto, air à l’origine pour castrat d’une grande vélocité, constitue dans La Clémence de Titus l’un des sommets mélodiques de l’art mozartien. La voix, louvoyant entre douceur et véhémence, concerte avec un magnifique solo de clarinette. Le concert s’achève par la célèbre Symphonie n°40, composée en 1788, aux accents expressifs transfigurés par une instrumentation riche en vents, déjà préromantique.






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