THEATRE DE L’OLIVIER : Sans laisser de trace


📆 Mercredi 20 mars   ⏰ 20:00   🌍 Théâtre de l’Olivier
💶 3€ à 12€    📞 NC

— Sans laisser de trace —

Théâtre de récit.

« Si tu veux passer, il faut d’abord survivre. Et si tu veux survivre, il faut savoir courir. Savoir parcourir rapidement, savoir franchir, savoir construire une échelle, savoir où dissimuler l’échelle, où se dissimuler soi-même. C’est ton lot, on te traque et te pourchasse comme du gibier. Partout sur la terre, tu erres comme un spectre, un fantôme. Partout tu passes sans laisser de trace…»

« Sans laisser de trace », c’est l’épopée de gens en péril, n’ayant comme drapeau que les habits qu’ils portent sur le dos et comme hymne leur souffle. Sans passeport ni visa, Rachid Bouali et Nicolas Ducron vous embarquent d’une histoire à une autre. Toutes parlent de frontières, de murs et d’exil forcé mais aussi et surtout d’humanité.

Au départ, il y a la rencontre avec un mythe : le mythe de Charon, le «nocher des enfers», sorte de passeur qui faisait passer les défunts à travers le Styx vers le royaume des morts, moyennant un paiement.
Quelques années plus tard, j’ai écouté le récit d’un jeune voyageur clandestin qui avait quitté Kaboul. Il tentait de rejoindre la seule personne qui lui restait, à savoir sa sœur, vivant en Angleterre. J’ai été très touché par sa traversée qui était plus de l’ordre d’une odyssée dantesque que d’un voyage de convenance. Il me racontait comment tout au long son périple, il avait développé une capacité à pouvoir survivre dans des situations extrêmes et aussi à résister à la souffrance physique et morale que lui infligeaient ces différents passages de frontières. Il avait, disait-il, la sensation de laisser un morceau de lui même à chaque franchissement d’une clôture ou d’un barbelé séparant deux pays. Sa crainte était, qu’à la fin de son voyage, il ne reste plus rien, plus de trace de son passage sur terre, de son humanité.






Retour en haut de la page